Nous sommes tous, depuis notre venue au monde, des êtres particuliers et magnifiques, chacun à sa façon. Ce qui est merveilleux avec les êtres humains, c’est qu’il n’y en a pas deux semblables. Par chance, c’est le fait que nous soyons uniques qui nous rend si charmants et si singuliers. Hélas, en matière de physique et de beauté, les règles imposées par la société aboutissent à nous rendre complexes et à nous faire sentir incapables d’avancer. Or, il est indispensable de nous accepter et de nous aimer comme nous sommes. Et cela va de pair avec l’acceptation des différences de chacun. C’est pourquoi l’histoire d’aujourd’hui nous met au défi et nous donne une véritable leçon de vie.

Nicole est une institutrice bienveillante qui vivait calmement aux côtés de son époux et de son enfant Asher. Impatiente de lui donner un frangin ou une frangine, elle est tombée enceinte en 2020. « Ma grossesse s’est déroulée de façon tout à fait normale. J’ai eu quelques nausées du matin entre la 8ème et la 14ème semaine, mais une fois qu’elles se sont calmées, je me suis sentie à l’aise. Jusqu’à ce que la fatigue apparaisse vers le dernier mois, ce qui était tout à fait normal… », explique-t-elle sur son blog. À ce moment-là, elle n’aurait jamais pu penser que sa petite avait développé une affection dermatologique.

En février 2021, à la naissance du petit, Nicole a été très préoccupée, voire bouleversée, quand on lui a tendu la petite Winry dans les bras.
Les spécialistes et les soignants ont sans doute été les premiers à percevoir cette anomalie cutanée. Cependant, ils n’ont pas eu de comportement spécial : ils ont tout simplement félicité la jeune mère, l’assurant que tous les paramètres du bébé étaient positifs et qu’il n’y avait rien de spécial à dire.

Au moment d’allaiter son bébé, Nicole s’est mise à l’observer avec attention. Confuse, elle a cru un instant que la grande marque sur son visage n’était qu’un simple hématome, sans doute due à l’accouchement.
Mais les deux parents se sont vite rendu compte que quelque chose n’allait pas. « Mon conjoint et moi nous sommes vite rendu compte qu’il ne s’agissait pas d’un simple hématome passager. Mais j’avais des soupçons : Je me doutais que cela avait tout l’air d’un gros grain de beauté », explique Nicole.

La mère a essayé de raconter sur son blog ce qu’elle éprouvait à ce moment-là : « La tension post-natale était tombée, et je sentais que toute la joie et l’euphorie commençaient à se disperser, pour laisser place à une forme d’anxiété. Je dirais que c’est la principale émotion que j’ai éprouvée à ce moment-là. J’ai essayé de me convaincre que cela pouvait être un gros grain de beauté, mais je n’avais rien vu de tel auparavant. Et, je le reconnais, mes sentiments étaient contradictoires : J’étais excitée à l’idée d’avoir mon bébé dans les bras, et en même temps inquiète à l’idée que cette tache sur son visage puisse lui être néfaste », écrit-elle.

« Le plus bizarre, c’est qu’aucune des soignantes n’avait évoqué le sujet à ce point. Tout paraissait correct, alors je ne savais pas trop quoi demander. J’ai regardé ma petite et je me suis dit qu’elle était magnifique. Je l’ai juste serrée dans mes bras et je l’ai aimée par instinct », continue-t-elle.

Naturellement, après avoir finalement appris que leur fille était venue au monde avec un « nævus mélanocytaire congénital », les parents ont fait de nombreuses études sur le phénomène. Plus concrètement, il s’agit d’une grande accumulation de molécules mélanocytaires dans la peau à la naissance, ce qui donne lieu à une teinte brune (parfois claire ou foncée).
En principe, elle apparaît sur le front, mais aussi sur n’importe quelle autre partie du corps, et peut être de différentes tailles. Mais si cette atteinte dermatologique est le plus souvent inoffensive, il n’en demeure pas moins que cette tache de naissance demande un contrôle vigilant. Elle pourrait en effet entraîner un risque accru de développement d’un mélanome (cancer de la peau) chez la fillette.
En outre, la maman a avoué qu’elle avait aussi d’autres préoccupations. Elle se prépare déjà à affronter son futur et craint que sa fillette ne soit intimidée ou hantée à mesure qu’elle se développe.

Les gosses peuvent être très agressifs les uns vis-à-vis des autres, surtout lorsqu’ils ont affaire à quelqu’un de « pas comme les autres ».
Elle ne ressemble pas aux autres enfants. Sa grosse tache marron couvre un bon quart de son visage. Mais elle ne détermine pas non plus qui elle est. Ses parents sont bien décidés à faire rayonner sa personnalité, avant tout, et à mettre en valeur son physique unique, en second lieu. Leur objectif ? Encourager les autres à comprendre que la différence n’est pas une chose dont il faut avoir honte, mais dont il faut au contraire en être fier.

