San José : Un projet pour embaucher des sans-abri et nettoyer la cité
Lorsque j’ai pris connaissance de ce programme à San José, ma première réaction a été quasi instinctive : « C’est justement le genre de démarche dont nous avons absolument besoin pour rétablir l’espoir ». Parfois, une petite touche d’innovation peut enflammer tout un quartier.
San José a ainsi lancé un projet novateur qui, en plus de contribuer à l’embellissement de la ville, propose des travaux à des personnes sans-abri. Eh oui, c’est une réalité ! La municipalité a choisi d’employer vingt-cinq sans-abri pour collecter les déchets, moyennant quinze dollars (environ treize euros) de l’heure. Imaginez la différence que cela peut faire !

Ce projet est tout à fait enthousiasmant. En embauchant des sans-abri pour faire du nettoyage de rue, la municipalité souhaite leur offrir un salaire tout en les réinsérant dans le milieu du travail. Ces personnes seront responsables de l’entretien de quarante zones identifiées comme étant des foyers de déchets et de décharges.
Une belle manière de transformer des lieux en désordre en lieux plaisants et propres. Et vous savez comment ? Les législateurs espèrent qu’en trouvant un sens à leur travail, ces employés parviendront également à convaincre leurs proches sans-abri de ne plus jeter d’ordures dans ces espaces.
Pour la réalisation de ce plan, la municipalité coopère avec des structures telles que Downtown Streets Team et Goodwill. Si ces derniers noms ne vous évoquent rien, il convient de rappeler qu’ils jouent un grand rôle dans la prévention et la lutte du sans-abrisme.
Le financement du programme est assuré par une bourse de 200 000 $ (181 363 EUR) pour la réduction des déchets. Cela peut sembler une somme importante, mais c’est un petit prix à payer pour un changement aussi important. En cas de succès, le programme pourrait bien être élargi, et c’est tout ce que nous espérons !

Certes, il est bien trop tôt pour juger de l’efficacité de ce programme à San José. Mais sachez qu’à Denver, un tel programme a fait fureur au début janvier. En un an, plus de cent personnes qui étaient sans domicile fixe ont trouvé un emploi stable dans le cadre de ce modèle de travail. Le fait que ce projet ait retenu l’attention des grands médias nationaux n’est pas une coïncidence. Il démontre qu’avec un peu de support et de possibilités, il est tout à fait réalisable d’accomplir de bonnes choses.
